Sursis pour la paix en Europe!

Catégorie(s) : Coopération | Paix

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C’est dans une atmosphère pesante et une tension palpable que le couple franco-allemand, Angela Merkel et François Hollande, s’est rendu à Minsk, ce mercredi 11 février, pour le sommet dit « de la dernière chance » pour la paix dans l’Est de l’Ukraine. C’est la première fois depuis 76 ans qu’un chef de gouvernement allemand foule le sol biélorusse, la première fois depuis Georges Pompidou en 1973 qu’un président français se rend à Minsk. Souvent considérée comme la dernière dictature européenne, la Biélorussie, œuvre aujourd’hui pour l’unité européenne.

Comme la résumé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, le sommet doit constituer « un tournant pour le meilleur ou pour le pire ». En effet, les diplomates européens veulent à tout prix éviter une guerre qui mettrait à feu et à sang l’Europe tout entière, tandis que les États-Unis sont prêts à envoyer des armes à l’Ukraine… Ainsi, en présence des présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, les négociations ont commencé.

Et, après 17h de négociations et bientôt un an qu’une guerre masquée entre la Russie et l’Ukraine sévit, les dirigeants sont arrivés à esquisser un plan de paix. En cela, Vladimir Poutine s’engage à la mise en place d’un cessez-le-feu à l’Est de l’Ukraine à partir du dimanche 15 février.  De son côté, le chef d’État ukrainien s’engage au retrait des armes lourdes deux jours après et donne 20 jours aux deux camps pour libérer les otages.

Cet accord reste évidemment fragile et incertain au vue du non respect de la Russie envers le premier accord, renommé « Minsk 1″, passé le 5 septembre dernier. En effet, une rencontre avait déjà eu lieu en août dernier mais Vladimir Poutine, suite à cela, a continué à aider les séparatistes russes en envoyant des hommes et du matériel militaire à la frontière Est russo-ukrainienne. Du coup, l’on peut, logiquement mettre en doute la parole russe…

Cependant et malgré la fragilité de cet nouvel accord, la guerre est pour l’instant évitée/stoppée, ce qui est essentiel pour l’avenir du pays. [Mardi 10 février, les combats ont encore fait 47 morts]. Une guerre contre la Russie aurai été une catastrophe humaine, sociale, économique et militaire pour l’Ukraine qui n’a pas les moyens financiers, militaires et humains pour combattre.

Les prochaines semaines vont donc être accès sur la mise en œuvre de « Minsk 2″ :  les statuts pour les différents territoires, le contrôle des frontières, les échanges de prisonniers… De plus, l’Union européenne peut maintenir une certaine pression envers la Russie avec des sanctions qui pourraient tomber des 28 États membres. Enfin, le Fonds Monétaire International, vient d’accorder 17.5 milliards de dollars sur 4 ans à l’Ukraine pour essayer de la remettre à flot, car il est évident que si le pays fait faillite, Vladimir Poutine aura atteint ses objectifs.

Affaire à suivre….

Pour aller plus loin :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/12/un-accord-de-paix-imparfait-et-fragile-sur-l-ukraine_4575291_3214.html

http://www.rfi.fr/afrique/20150211-ukraine-quatuor-minsk-sommet-derniere-chance/

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/12/ukraine-merkel-et-hollande-arrachent-un-plan-de-paix-a-poutine_4575135_3214.html

http://www.rfi.fr/europe/2min/20150211-ukraine-reunion-sommet-guerre-minsk-paix-poutine-porochenko/

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