Le risque d’une Irlande ingouvernable

Catégorie(s) : Citoyenneté et Démocratie

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Les résultats définitifs des élections législatives se font attendre, dimanche 28 février, mais on sait d’ores et déjà que l’Irlande risque d’être ingouvernable dans les prochaines semaines. Ni le Fine Gael, le parti de centre-droit au pouvoir du premier ministre Enda Kenny, ni le principal parti d’opposition, le Fianna Fail, ne sortiront largement vainqueurs, selon des résultats partiels.

En fin d’après-midi, 105 des 158 députés étaient connus et les résultats des derniers sièges seront déterminants pour établir l’écart qui séparera les deux partis en tête. Pour l’instant :

  • Le Fine Gael enregistre des résultats décevants et obtient 32 sièges. Son allié, le Labour, n’en a plus que 4.
  • Le Fianna Fail, qui en a 30, devrait presque doubler sa présence au Parlement.
  • Le Sinn Fein en détenait 14, en-deça de ses attentes.
  • Les candidats indépendants en obtiennent 12.

Des rancunes anciennes

Faute de majorité claire, le risque d’un blocage politique durable prend forme. Les dirigeants des deux principaux partis ont insisté sur la nécessité d’attendre la fin du dépouillement, lundi, avant d’envisager les différentes options évoquées. Mais l’hypothèse d’une large coalition pour gouverner le pays, soit au moins 80 députés, semble impossible.

Si une coalition entre les frères ennemis, qui se succèdent au pouvoir depuis 1932, semble évidente sur le papier, elle butte sur des décennies d’affrontements et d’inimitiés politiques qui remontent à la guerre civile des années 1920.

Le ministre de la santé, Leo Varadkar, ténor du Fine Gael, s’est dit défavorable à la formation d’une grande coalition. En face, un responsable du Fianna Fail a dit craindre qu’un accord de coalition avec le Fine Gael ne profite au Sinn Fein, l’ex-branche politique de l’IRA et principal parti de gauche du pays.

En attendant, le premier ministre Enda Kenny s’est engagé à tenter de former un gouvernement, et pourrait tenter de mettre sur pied une « coalition arc-en-ciel » avec le Labour, des personnalités indépendantes et des petits partis. Il faudra que celle-ci soit en place avant la reprise de la session parlementaire, le 10 mars, faute de quoi de nouvelles élections devront avoir lieu.

SOURCE : LeMonde.fr

Crédit photo : LEON NEAL / AFP

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