En Europe, six pays limitent ou interdisent l’avortement

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Malgré des attaques d’une partie de la droite européenne, le droit à l’avortement demeure la règle dans la majorité des pays de l’Union. Mais il est limité, voire quasi impossible, dans six Etats.

Si, finalement, la Pologne a renoncé à interdire complètement l’avortement mercredi 5 octobre, le pays n’autorise toujours pas l’interruption volontaire de grossesse (IVG), sinon dans trois cas : viol, inceste et malformations fœtales. C’est sur ces trois cas que voulait revenir la majorité conservatrice, qui y a donc renoncé après une forte mobilisation populaire contre ce projet.

Au sein de l’Union européenne, le droit à l’IVG reste cependant plutôt la règle que l’exception : plus de 85 % des pays européens autorisent l’avortement. Néanmoins, les justifications nécessaires (médicales notamment) peuvent varier, de même que la facilité d’accès à l’interruption de grossesse. Ainsi, en Italie, l’IVG est légale mais jusqu’à 70 % des médecins se disent « objecteurs de conscience » et refusent de la pratiquer.

Il existe cependant six pays qui n’autorisent pas l’IVG, sauf circonstances exceptionnelles : la Finlande, la Pologne, l’Irlande, Chypre, Andorre et Malte.

– En Pologne, l’IVG est permise uniquement dans les cas de viol, d’inceste et de malformations fœtales graves. Le pays a autorisé l’avortement jusqu’en 1997.

– Chypre suit les mêmes règles, l’IVG n’étant autorisée qu’en cas de problèmes médicaux, de viol ou de malformations du fœtus.

– En Andorre, l’avortement est interdit, sauf s’il y a un vrai risque pour la santé de la femme.

– En Finlande, l’IVG n’est légale qu’avant 17 ans, après 40 ans, après quatre enfants ou si la femme justifie de réelles difficultés économiques ou de soucis de santé.

– En Irlande, depuis 2013, l’avortement est permis si la poursuite de la grossesse fait courir à la femme un « risque réel et substantiel », qui doit être justifié par deux médecins. Depuis le suicide d’une jeune femme s’étant vu refuser une IVG en 2012, le risque suicidaire est pris en compte (à condition d’avoir l’avis unanime de deux psychiatres et un obstétricien). Un projet de loi présenté en juillet 2016, visant à légaliser l’avortement sans condition, a été rejeté.

– A Malte, en revanche, l’avortement est strictement interdit quelle que soit la situation.

Dans ces pays, les peines encourues peuvent aller jusqu’à trois ans de prison pour la femme et le médecin qui a pratiqué l’IVG, en Pologne ou à Malte par exemple.

A l’échelle de l’Union européenne, le délai pendant lequel l’avortement est autorisé varie de dix semaines (dans 24,3 % des pays européens), à douze semaines (56 %), quatorze semaines (10 %), voire seize semaines en Suède ou vingt-quatre semaines au Royaume-Uni (hors Irlande du Nord) et aux Pays-Bas.

Source: Lemonde.fr

Infographie: Libération

 

 

 

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