Brexit : la saison 2 du divorce va enfin pouvoir débuter

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Le 9 janvier 2020,  le Parlement britannique a voté l’accord de divorce conclu avec Bruxelles cet automne. Une étape cruciale pour sortir de l’UE le 31 janvier. Et après ? Tout restera à faire pour négocier nos futures relations.

 

Oublié, le flop théâtral de Theresa May qui, à trois reprises, a vu son projet d’accord sur le Brexit hué au Parlement britannique. Son successeur Boris Johnson a fait taire les critiques, le jeudi 9 janvier 2020.

Doté d’une confortable majorité depuis les législatives de décembre, il est parvenu à faire voter (à 330 voix contre 231) le texte qui traduit dans le droit britannique l’accord sur le Brexit conclu à l’automne avec Bruxelles.

 

Voilà, c’est fini ?

Non. Le texte doit encore être approuvé par la Chambre des Lords, puis promulgué par la Reine. Pures formalités. Sauf rebondissement – auquel ce feuilleton du Brexit nous a habitués –, le Royaume sortira bien de l’UE le 31 janvier.

 

Donc, c’est bien fini ?

Toujours pas ! Pour éviter au Royaume-Uni un grand saut dans l’inconnu, dès le 1er février, le texte prévoit une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020. D’ici là, les Britanniques continuent de verser une contribution financière à l’UE et restent soumis à ses règles.

Les tarifs douaniers demeurent ; les 3,2 millions d’Européens installés outre-Manche et les 1,2 million de Britanniques sur le continent conservent leurs droits pour travailler, étudier, percevoir des allocations, etc.

Seuls changements : Londres n’a plus son mot à dire sur les décisions des Vingt-Sept. Et délivrera fissa son nouveau passeport, bleu et allégé de la mention européenne.

 

Le début des « vraies » tractations ?

Le divorce est acté. Mais tout reste à faire pour tricoter dans le détail les futures relations du pays avec l’UE, en matière de commerce, de défense, de sécurité, etc. La tâche est colossale.

Il faut renégocier près de 600 accords internationaux ; fixer les normes sanitaires et environnementales à respecter pour continuer de commercer…  Nous maintiendrons notre contrôle sur nos zones de pêche et notre système migratoire , a prévenu Boris Johnson, mercredi 8 janvier 2020, en accueillant Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission. Pas si simple : si Londres se montre intraitable, Bruxelles sera tentée de réduire son accès – crucial – au marché commun.

Or, le temps presse :  Nous devrons établir des priorités, insiste Von der Leyen. Impossible de tout mener à bien d’ici la fin d’année.  Quitte à jouer les prolongations ? Johnson ne veut pas en entendre parler. C’est même notifié dans le texte voté jeudi 9 janvier 2020. Mais ce ne serait pas, depuis 2016, le premier report…

 

Source : euractiv.fr

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