[Revue de presse] Covid-19 : l’Europe reste vigilante face au rebond de l’épidémie

Catégorie(s) : COVID19 | Santé | Tourisme | UE au quotidien

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La recrudescence de l’épidémie de coronavirus en Europe pousse certains Etats comme le Royaume-Uni à prendre des mesures de précautions sanitaires. L’Espagne, dans le viseur de ses voisins, craint pour sa saison touristique. De son côté, l’Union européenne a réinstauré des restrictions de voyage avec l’Algérie.

« Une poussée réelle mais limitée des contaminations« , titre Ouest-France pour décrire le contexte épidémique européen actuel. Jeudi 31 juillet, le continent connaît en effet une reprise généralisée de l’épidémie de coronavirus. Le quotidien liste les statistiques recensées dans les Etats membres de l’UE et affirme que si « les hôpitaux et les EHPAD sont loin d’être submergés comme ils ont pu l’être en Italie, en France et en Espagne en février mars, en revanche, on assiste bien à une recrudescence des cas« . En proportion de leur population, les pays les plus touchés sont la Roumanie, l’Espagne et la Bulgarie.

L’Espagne dans le viseur de ses voisins

L’Espagne, où le tourisme représente 12% du PIB, tente de trouver un équilibre entre précautions sanitaires et préservation de l’activité économique, analyse L’Express. Elle a ainsi pris des mesures dans les régions les plus touchées, dont l’Aragon et la Catalogne, où « plus de la moitié des nouveaux cas sont concentrés« , précise ainsi BFMTV. En Catalogne, qui a fait l’objet d’un nouveau confinement à la mi-juillet, le dispositif a néanmoins été « allégé [mercredi 29 juillet] dans et autour de la ville de Lerida, où 160 000 personnes avaient été appelées à rester chez elles« , note Le Figaro (avec AFP). Le coordinateur des urgences du ministère espagnol de la Santé a pour sa part affirmé qu’il n’y avait « pas de deuxième vague » dans le pays, rapporte L’Express.

Un message rassurant qui n’empêche pas de nombreux pays voisins de prendre des dispositions de prudence à l’égard de l’Espagne, « devenue la pestiférée de l’Europe » [BFMTV]. Le gouvernement britannique a notamment imposé une quarantaine à ses ressortissants en provenance du pays, tandis que la France et l’Allemagne déconseillent à leurs citoyens de se rendre dans les régions espagnoles jugées à risque, soit « la Catalogne, l’Aragon et la Navarre » [Le Figaro].

Madrid a par ailleurs réagi aux annonces de Londres, souhaitant que « les quarantaines soient levées sur les îles le plus tôt possible », comme l’a déclaré le ministre espagnol du Tourisme Reyes Maroto, cité par Reuters. Les Baléares font en effet figure de bon élève, avec un faible taux de circulation du virus. Dans un autre article, Le Figaro nuance d’ailleurs les constats alarmants sur la situation du pays, affirmant que « le taux de reproduction du virus (le fameux R0) en Catalogne (1,07) était inférieur à celui de la France (1,29) la semaine du 13 au 19 juillet« .

La France observée de près, l’Algérie retirée de la liste des pays « sûrs »

Londres garde donc un oeil sur la situation espagnole, mais reste également vigilant face à la reprise observée en France. « ‘Nous devons continuer à surveiller la situation et je pense que c’est ce que la population attend de nous’, a déclaré lundi la secrétaire d’Etat britannique à la Santé, Helen Whately, en réponse à une question sur l’éventualité d’appliquer une quarantaine aux voyageurs arrivant sur le territoire britannique en provenance de France ou d’Allemagne« , rapporte Reuters. La France observe en effet sa « première hausse du nombre de patients en réanimation depuis avril« , observe RFI.

L’Union européenne reste elle aussi en alerte sur l’état de la pandémie dans le monde. Et réactualise régulièrement la liste des pays-tiers autorisés à organiser des vols au sein de l’espace Schengen. Cette semaine, elle a retiré l’Algérie de cette liste, portant le nombre de pays dits « sûrs » à 12. Dans un autre article, L’Express rappelle que « la recommandation adoptée n’est pas contraignante : chaque Etat membre reste responsable des voyageurs qu’il laisse entrer sur son territoire. L’UE tente toutefois de se coordonner pour maintenir la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen« . L’incertitude qui entoure la situation et la résurgence de restrictions sont « un nouveau coup porté au secteur » touristique, s’alarme Euronews, alors que le Vieux continent est la « première destination touristique au monde« . Le média rapporte que certains eurodéputés « réclament la mise en place d’un outil spécifique pour cette industrie » car « le tourisme ne bénéficie par directement du plan de relance conclu [le 21 juillet dernier] par les Vingt-Sept« .

SOURCE : www.touteleurope.eu

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