[Revue de presse] Italie : référendum et élections régionales confortent la coalition au pouvoir

Catégorie(s) : Citoyenneté et Démocratie

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Dimanche 20 et lundi 21 septembre, les Italiens ont élu les présidents de six régions et approuvé la suppression d’un tiers de sièges du Parlement. Face à la droite et à l’extrême droite, le Parti démocrate conserve trois bastions, tandis que le Mouvement cinq étoiles se félicite des résultats du référendum.

« Pour le gouvernement d’union de Giuseppe Conte, qui rassemble le Mouvement 5 Étoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD, centre gauche), un scénario catastrophe aurait été que la droite gagne trois des quatre régions actuellement à gauche », explique Ouest-France. Or le Parti démocrate a réussi à conserver trois de ses bastions (Toscane, Pouilles, Campanie) contre le front uni de la droite et de l’extrême droite, qui ne remporte que la région des Marches. Sur un total de 20 régions italiennes, 14 seront donc désormais dirigées par la droite, contre 5 pour la gauche.

Satisfecit de la gauche, défaite de l’extrême droite

En Toscane, la candidate de la Ligue d’extrême droite, Susanna Ceccardi, « obtiendrait [selon les premières estimations] 41 % des voix soit sept points de retard sur le président sortant et tête de liste de la coalition de centre-gauche Eugenio Giani », souligne Libération. « C’est une victoire extraordinaire« , a déclaré ce dernier. « Nous avons stoppé Salvini« , a renchéri la secrétaire générale du Parti démocrate local, Simona Bonafé [Le Figaro]. Ainsi, ces élections censées faire vaciller la gauche « se sont transformées en élections de la stabilité susceptibles d’emmener ce gouvernement jusqu’à la fin de la législature », explique le quotidien italien Corriere della Sera.

Le scrutin constituait « un test de popularité chez les ténors de l’extrême droite », explique Le Monde. Notamment pour Matteo Salvini, « l’ancien ministre de l’Intérieur qui cherche à conserver son leadership contesté à la droite de la droite, et la cheffe de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, qui a fortement progressé cet été dans les sondages ». Si « la coalition de droite confirme (…) facilement son implantation en Vénétie et en Ligurie« , elle échoue cependant à renverser la gauche. « C’est une désillusion pour le parti de Matteo Salvini qui espérait faire de la prise de la Toscane un symbole triomphant de ses ambitions nationales », note Euronews.

Les résultats du référendum en faveur des 5 étoiles

Le Mouvement 5 étoiles, principal parti à la Chambre des députés, a lui aussi connu un revers en n’obtenant « qu’environ 7 % en Toscane, 10 % dans les Pouilles et 3 % en Vénétie » [Libération]. Il sort néanmoins vainqueur de l’autre « test national » [L’Echo] tenu en parallèle, un référendum visant à réduire le nombre de parlementaires de 945 à 600. Le « oui » l’aurait effectivement emporté « avec environ 69% des voix, selon un décompte portant sur les bulletins dépouillés dans près de 95 % des bureaux de vote », rapporte Le Figaro.

« Un résultat historique« , a déclaré le chef du Mouvement 5 Etoiles, Luigi Di Maio, actuel chef de la diplomatie italienne et initiateur de la mesure [Le Figaro]. « La victoire du ‘oui’ au référendum national sur la réduction du nombre de parlementaires, promesse électorale du M5S, ne manquera pas de renforcer ce dernier », explique Le Monde. Et après ces deux jours de vote, « les deux partenaires de la coalition – le mouvement 5 étoiles et le Parti Démocrate – » ont donc pu revendiquer la victoire [Politico].

Source : www.touteleurope.eu

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